Nous avons posé il y a plus de vingt ans : une forme de sacralité primordiale, prélude à toute pensée, choix et actes que nous avons baptisée le "100 % Nature".
D’où surgit une telle exigence ? De la certitude intime que le désastre environnemental dans lequel notre monde s'enfonce n'est que le miroir de notre propre naufrage anthropologique. Si l'humanité vacille, c'est parce qu'elle s'est résolue au divorce, profond et structurel, avec la matrice même de toute existence : la Nature. Retrouver le fil de cette réconciliation originelle n'est pas une option poétique ; c'est le préalable absolu pour oser rêver d'un lendemain désirable, pour réorienter le compas qui gouverne nos choix, nos pensées et nos trajectoires.
Tout procède, en somme, de l'état de notre conscience - individuelle et collective - et de la fidélité de notre relation avec elle. Choisissons-nous la passivité de la rupture ou la quête ardente d'un lien vivant avec notre esprit et celui de nos semblables ? Pour nous, les Maîtres de mon Moulin, la conviction est faite : il nous faut réenraciner notre conscience au plus près du Vivant
Que recouvre alors cette promesse du "100 % Nature" ?
Une règle d'une simplicité limpide : quelles que soient nos ambitions ou nos créations, nous devons accepter d'incliner nos règles devant la souveraineté des lois naturelles. Tout nous est permis, à l'unique condition de ne jamais altérer, blesser ni compromettre le fil sacré de la Vie, ses équilibres, ses évolutions et ses coévolutions.
Non pas à demi-mesure, non pas à 99 %, mais avec l'intégrité absolue des 100 %.
Loin d'être un carcan ou une ascèse, cette exigence ne retire rien à nos joies communes. Elle ne nous prive d'aucun bonheur. Au contraire : en renonçant aux excès destructeurs des deux derniers siècles, elle nous restitue la saveur intacte, pure et lumineuse d'un plaisir enfin réconcilié avec la Vie et la façon durable d’habiter le monde.